Une ville d’esprit

Ce qui fait la différence à Bâle, ce sont les gens qui y vivent. La ville a été – et continue à être façonnée par des personnalités célèbres. Le monde entier sait que Roger Federer est natif de Bâle. Friedrich Nietzsche a enseigné à l’Université de Bâle et Hermann Hesse a écrit son «Loup des steppes» ici. Visiblement, la ville offre un environnement propice à l’inspiration dont on a besoin pour penser, faire de la recherche, développer et créer.

Ici, les grands «cerveaux» trouvent tout ce dont ils ont besoin pour approfondir leurs recherches: une excellente université, l’infrastructure nécessaire et la proximité à l’économie. Ainsi, les grandes découvertes trouvent rapidement un débouché industriel. 

Mais Bâle est aussi une terre propice aux artistes: des sites de formation réputés, de nombreuses salles de concert et d’exposition ainsi que des institutions qui soutiennent les projets artistiques. Bâle a la particularité d’entretenir la vieille tradition du mécénat qui permet régulièrement de monter des projets extraordinaires.  

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Bonifacius Amerbach

Collectionneur passionné

*1495, †1562: Bonifacius Amerbach était recteur d’université, juriste et compositeur. Il commença une collection qui rendrait sa famille célèbre: son fils Basilius fondera plus tard la Cabinet Amerbach. Ce cabinet de curiosités et d’œuvres d’art deviendra le premier musée public d’Europe; il constitue le fond des collections et musées bâlois. Bonifacius Amerbach comptait parmi ses amis Hans Holbein le Jeune et Érasme de Rotterdam. Ce dernier le désigna comme son principal héritier, raison pour laquelle une grande partie de la succession d’Érasme a été conservée à Bâle.  

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Silvia Arber

Toute à la recherche sur le cerveau

*1968 : comment muscles, nerfs et cerveau travaillent-ils ensemble, telle est la question explorée par la neurobiologiste Silvia Arber, qui a montré comment le réseau des cellules nerveuses dans le cerveau, le tronc cérébral et la moelle épinière coordonne les mouvements. Le remarquable travail de celle qui est l'une des biologistes les plus éminentes de Suisse a été primé à plusieurs reprises, notamment par le Prix des sciences de la ville de Bâle ou le prestigieux Prix Otto Naegeli. Silvia Arber est la fille du microbiologiste et généticien Werner Arber, Prix Nobel en 1978. Elle a fait des études de biologie au Biozentrum de Bâle puis obtenu son doctorat à l'Institut Friedrich Miescher (FMI). A 32 ans elle était déjà professeur au Biozentrum et au FMI, où aujourd'hui encore elle enseigne et poursuit ses travaux de recherche.

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Le microbiologiste et généticien bâlois Werner Arber a reçu le prix Nobel.
Le microbiologiste et généticien bâlois Werner Arber a reçu le prix Nobel.

Werner Arber

Micro – et très grand à la fois

*1929: microbiologiste et généticien, il a longtemps dirigé le centre biologique de l’Université de Bâle et reçut le Prix Nobel de médecine et de physiologie en 1978. Depuis 2011, il est président de l’Académie Pontificale des sciences – le premier président à ne pas faire partie de l’église catholique romaine en 400 d’histoire de cette institution.  

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Silvia Bächli

Le pouvoir d'émotion du dessin

*1956 : Silvia Bächli s'est installée jeune femme à Bâle en 1976, où elle vit encore, pour suivre une formation de maître de dessin à l'école d'art. Elle est devenue entre-temps l'une des dessinatrices majeures d'aujourd'hui. Des musées renommés, en Suisse et à l'étranger, exposent ses œuvres. A Bâle, elle a notamment exposé à la Kunsthalle et au musée d'art contemporain. Elle fut l'une des rares artistes suisses à participer en 2009 à la Biennale de Venise. Silvia Bächli a reçu maintes récompenses, en particulier le Prix Meret Oppenheim. La ville de Bâle lui a décerné le Prix de la culture en 2014.

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Karl Barth

«On ne peut être heureux qu’en rendant heureux »

*1886, †1968: né à Bâle, Karl Barth était un érudit théologien de l’église évangélique protestante du 20e siècle. Appelé à Bonn en 1930, il perdit sa chaire en 1934 pour avoir refusé de faire le serment des fonctionnaires à Hitler. Il revient à Bâle en 1935 où il enseigne la théologie systématique. Barth a été l’un des co-fondateurs de « l’église confessante » et a toujours eu un avis critique sur la politique.  

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Jakob, Johann et Daniel Bernoulli

Concentration du savoir

Au 17e et 18e siècle, les Bernoulli était une dynastie bâloise d’éminents mathématiciens.  Jakob, Johann et Daniel avaient des connaissances approfondies en mathématiques et en physique; ils se sont notamment intensivement consacrés à la mécanique des flux. La branche bâloise de la famille Bernouilli descendait d’un protestant néerlandais qui avait dû émigrer pour des raisons religieuses.  

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Ernst et Hildy Beyeler

L’art de collectionner l’art

Ernst et Hildy Beyeler étaient des amateurs d’art et de grands connaisseurs, ils collectionnaient les œuvres des classiques modernes comme Picasso, Mirò et Seurat et tenaient une célèbre galerie à Bâle. Les Beyeler étaient les protagonistes de la scène artistique bâloise, ils fondèrent Art Basel en 1970, la première foire internationale d’art moderne et contemporain. Leur collection, l’une des plus importantes au monde, est exposée à la Fondation Beyeler qu’ils ont créée à Riehen.

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Arnold Böcklin

La force du symbolisme

*1827, †1901: Arnold Böcklin était un peintre, dessinateur, graphiste et sculpteur bâlois. Son tableau le plus célèbre, «Die Toteninsel», a remporté un vif succès. Il en a réalisé plusieurs versions exposées dans les plus grands musées d’Europe et des Etats-Unis. La première version est exposée au Kunstmuseum Basel. Böcklin est le représentant principal du symbolisme allemand et l’un des plus grands artistes de son époque.  

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Sebastian Brant

Le premier auteur d’un best-seller 

*1457, †1521: Sebastian Brant a écrit le livre allemand qui a connu le plus de succès avant la Réforme: «La nef des fous». Dans cette satire littéraire versifiée, Brant dénonce tous les travers et les vices humains en 112 chapitres. Le texte est illustré de gravures sur bois dont certaines sont attribuées à Albrecht Dürer. Brant était juriste, professeur de droit et travaillait à Bâle comme avocat, juge et essayiste.  

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Jacob Burckhardt

L’art pour expliquer l’histoire

*1818, †1897: le portrait de Jacob Burckhardt est passé entre de nombreuses mains – il est imprimé sur le billet suisse de mille francs depuis 1995. Burckhardt est considéré comme le co-fondateur de l’histoire de l’art moderne. Il était professeur d’histoire de l’art et d’histoire à Bâle. Il a acquis sa réputation de scientifique avec la publication de ses œuvres «La civilisation de la Renaissance en Italie» et «Considérations sur l’histoire universelle».

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Arthur Cohn

Hollywood à Bâle

*1927: producteur de cinéma né à Bâle, Arthur Cohn a remporté de nombreux prix cinématographiques au cours de sa carrière, dont plusieurs oscars. C’est le premier producteur non américain à avoir eu son étoile sur le «Walk of Fame». Cohn, qui a toujours un domicile à Bâle, fête toujours la première européenne de ses films ici.  

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Bettina Eichin

L'art qui invite à réfléchir

*1942 : l'œuvre la plus célèbre de Bettina Eichin est connue de tous les Bâlois: la sculpture en bronze «Helvetia auf Reisen» (Helvetia en voyage) méditant, assise, sur la tête du pont Mittlere Rheinbrücke, avec une valise, un bouclier et une lance. Bettina Eichin fut dans les années 60 l'une des premières femmes à embrasser la profession de sculptrice sur pierre et de tailleuse de pierre. Elle travaille aujourd'hui le bronze. Dans son atelier de Bâle, elle crée des œuvres qui véhiculent des messages sociétaux. Dans le petit cloître de la cathédrale de Bâle, les «Markttische» (étals de marché) rappellent ainsi la catastrophe chimique de l'usine Sandoz de Schweizerhalle en 1986.
 

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Erasme de Rotterdam

Humaniste et savant universel

*1469, †1536: prêtre catholique, il est arrivé à Bâle en 1514 pour faire imprimer ses œuvres dans l’atelier de Johann Froben. Lorsque la Réforme s’impose, il passe quelques années à Fribourg-en-Brisgau mais revient à Bâle en 1535.  À sa mort, en 1536, il laisse de nombreux écrits qui ont pu être conservés à Bâle grâce à Bonifacius Amerbach, héritier principal d’Érasme. Cet héritage est aujourd’hui conservé en partie au musée historique et en partie à la bibliothèque universitaire de Bâle. Le fait qu’il soit enterré dans la cathédrale protestante de Bâle, alors qu’il était prêtre catholique, prouve la notoriété dont il jouissait à Bâle.  

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Leonhard Euler

Les mathématiques pour passion

*1707, †1783: Quel est le point commun entre le symbole de la somme et Pi? On doit l’utilisation en mathématique de ces deux symboles – à côté de bien d’autres – au mathématicien bâlois Leonhard Euler. Euler était incroyablement productif, il a publié plus de huit cents publications scientifiques. Il a étudié à Bâle et fut appelé très jeune à l’Académie de St-Pétersbourg par Daniel Bernouilli, où il est resté jusqu’à sa mort, à part quelques années passées à Berlin.

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Le grand tennisman bâlois Roger Federer en pleine action aux Basler Swiss Indoors.
Le grand tennisman bâlois Roger Federer en pleine action aux Basler Swiss Indoors.

Roger Federer

Game, set and match

*1981: le tennisman professionnel né à Bâle a remporté 17 fois le Grand Chelem, raison pour laquelle il est souvent considéré comme le «meilleur joueur de tous les temps». A raison, car il est resté 302 semaines à la première place du classement mondial et a gagné plus de 80 titres. Federer, qui s’entraînait enfant au club de tennis «Old Boys» et ramassait les balles pendant le tournoi bâlois ATP est toujours membre des «Old Boys» et joue chaque fois qu’il le peut aux Swiss Indoors de Bâle, son tournoi à domicile.

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Johann Peter Hebel

Un hymne à Bâle …

*1760, †1826: Johann Peter Hebel a vu le jour à Bâle. Poète, théologien et professeur, il est surtout connu pour ses œuvres «Allemannischen Gedichte» et «Kalendergeschichten» écrites en dialecte alémanique. Le «Rheinische Hausfreund» et le «Basler Lied» – «Z'Basel an mym Rhy» – prouvent son attachement à Bâle. Cette dernière chanson est devenue l’hymne bâlois que l’on entend chaque année au carnaval.  

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Jacques Herzog et Pierre de Meuron

Stars de la construction

*Tous les deux 1950: Jacques Herzog et Pierre de Meuron ont acquis une renommée internationale avec leur bureau d’architecture bâlois. A Bâle et dans la région, ils ont notamment construit la Messe, la tour de Roche, le parc St-Jakob, le Schaulager, le Stellwerk et la VitraHaus. Mais leurs constructions avant-gardistes sont dispersées dans le monde entier : le Tate Modern à Londres, le stade national à Pékin et l’Elbphilharmonie à Hambourg.

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Hermann Hesse

Le succès vint à Bâle

*1877, †1962: Hermann Hesse a commencé sa carrière d’écrivain à Bâle et revint plus tard dans la ville. Il est arrivé jeune homme dans la ville en 1899 pour travailler chez un antiquaire célèbre. Comme ses parents entretenaient d’étroites relations avec des familles d’érudits bâlois, un cosmos d’intellectuels et d’artistes s’est ouvert à lui. Vers 1903 il attire l’attention de l’éditeur Samuel Fischer qui publie «Peter Camenzind»: c’est le succès immédiat pour Hesse. Il reste à Bâle jusqu’en 1904, épouse la photographe Maria Bernoulli et part s’installer à la campagne avec sa femme. Il revient à Bâle en 1924 et y écrit «Le loup des steppes».

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Albert Hofmann

Drogué à son insu

*1906, †2008: Albert Hofmann était chimiste. De 1929 à 1971, il vécut à Bâle et était chercheur pour Sandoz où il isolait et synthétisait les substances actives de plantes médicinales importantes. C’est dans le cadre de ce travail qu’il découvrit par hasard en 1943 l’effet hallucinogène du LSD qu’il décida de tester lui-même.  

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Hans Holbein le Jeune

Peintre pour l’éternité

*1497, †1543: Hans Holbein le Jeune était un grand artiste vivant à une époque tourmentée. Originaire d’Augsbourg, il vivait et travaillait souvent à Bâle et acquis même la citoyenneté bâloise en 1520. Holbein a laissé des œuvres célèbres dont la plus fascinante est sans nul doute le « Christ mort dans la tombe » peint en 1521 et exposé au Kunstmuseum Basel. Le tableau représente un cadavre émacié aux détails réalistes – pas un fils de Dieu inspirant la pitié mais un corps humain mort en décomposition. Cette œuvre est entrée dans la littérature mondiale car, dans « L’idiot », Dostoïevski dit de ce tableau qu’il a le pouvoir de faire perdre la foi.  

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Karl Jaspers

Suisse d’adoption

*1883, †1969: Karl Jaspers était un philosophe et psychiatre de renommée internationale. C’était un grand esprit de son époque, son œuvre regroupe de nombreuses publications philosophiques, historiques et politiques. Sa correspondance avec Hannah Arendt est considérée comme le patrimoine les plus important de la vie intellectuelle allemande du 20e siècle. Jaspers était professeur de philosophie à Heidelberg mais fut mis à pied par les nazis en 1937 et frappé d’une interdiction de publier en 1938.  Déçu par l’évolution de l’Allemagne après le national-socialisme, il répondit à l’appel de l’Université de Bâle en 1938 et acquit la nationalité suisse en 1967.

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Bruno Manser

Une voie forte pour la forêt tropicale

*1954: né à Bâle, Manser s’est battu de toutes ses forces pour les peuples indigènes et contre la destruction de la forêt tropicale par l’industrie du bois. Il a vécu en Malaisie de 1984 à 1990 avec le peuple des Penan, l’un des derniers peuples nomades de la forêt tropicale avant d’être extradé par le gouvernement malaysien et déclaré personne non grata. Manser a disparu depuis son dernier voyage en Malaisie en l’an 2000. Le Fonds Bruno Manser qu’il a créé à Bâle poursuit le travail engagé par son fondateur.

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Margaretha Merian

La pieuse fondatrice

*1806, †1886 : Christoph et Margaretha Merian ont beaucoup compté dans la vie sociale et culturelle de Bâle. Margaretha Burckhardt était la fille d'un fabricant bâlois de rubans de soie. Après sa scolarité, elle a épousé Christoph Merian, lui aussi fis d'une riche famille bâloise qui leur a offert en cadeau de mariage le domaine de Brüglingen près de Bâle. Christoph Merian a plus tard fait fructifier la grosse fortune héritée de ses parents par une habile gestion de fortune. Restés sans enfant, Christoph et Margaretha Merian ont mené une vie pieuse et soutenu de nombreuses œuvres sociales et religieuses. A sa mort en 1886, la fortune de Margaretha Merian a été léguée à la ville de Berne, qui a ainsi créé la fondation Christoph Merian qui jouit d'un grand rayonnement.
 

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Friedrich Wilhelm Nietzsche

Le philosophe de la tragédie

*1844, †1900: Friedrich Nietzsche a été professeur de philologie à Bâle de 1869 à 1879. C’est ici qu’il publia son premier grand ouvrage, «La Naissance de la tragédie à partir de l’esprit de la musique». C’est ici aussi qu’il accomplit sa métamorphose de philologue universitaire et passionné de Wagner en écrivain philosophe qui bouleversera toutes les valeurs immuables transmises au cours des siècles. A cause de problèmes de santé et d’une cécité croissante, il prend sa retraite en 1879 puis erre en Europe en apatride. En 1889, gagné par la folie, il retourne à Bâle où il passe quelques jours à l’hôpital psychiatrique «Irrenanstalt Friedmatt» (aujourd’hui Cliniques psychiatriques universitaires) avant de retourner en Allemagne où il mourra dans l’aliénation mentale sans avoir conscience de sa célébrité naissante.   

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Peter Ochs

Le père de la Constitution helvétique

*1752, †1821: Peter Ochs a écrit l’Histoire – d’une part en tant qu’auteur de l’ouvrage «Geschichte der Stadt und Landschaft Basel» et, d’autre part, en tant qu’auteur du texte fondateur de la Constitution helvétique, surnommé «Ochsenbüchlein» par ses opposants politiques. Beaucoup de ses contemporains n’étaient pas d’accord avec la pensée libérale d’Ochs qui défendait les Lumières. Ce politicien et juriste bâlois était si détesté dans les cercles conservateurs que ses fils prirent le nom de leur mère de son vivant.   

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Meret Oppenheim

Une beauté surnaturelle

*1913, †1985: Meret Oppenheim était membre du groupe d’artistes bâlois, le «Groupe 33» et devint célèbre aux côtés des surréalistes parisiens. L’une de ses œuvres les plus connues est le «Déjeuner en fourrure», exposée au Museum of Modern Art New York. Oppenheim a servi de modèle à Man Ray pour sa série de photos «Erotique Voilée», ce qui lui valut la réputation de «Muse des surréalistes». Cette artiste originaire de Bâle a vécu à tour de rôle à Bâle, Paris, Berne et au Tessin.  

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Paracelse

La médecine pour tous!

*1493, †1541: Paracelse fut le premier érudit à enseigner en allemand à la faculté de médicine de Bâle. Médecin, alchimiste, astrologue, mystique et philosophe, dont le nom de baptême était Theophrastus Bombastus von Hohenheim, il avait étudié à l’Université de Bâle en latin. Lorsqu’il revient en 1527 pour enseigner, il le fait en allemand et ouvre ses cours au public, ce qui le rend impopulaire auprès des médecins et des pharmaciens. Paracelse était sans cesse en fuite parce qu’il critiquait violemment la médecine de son époque et le savoir purement académique de ses confrères. C’est ainsi qu’il quitte Bâle en 1528 pour éviter un procès dont il n’aurait pas réchappé. Malgré sa mauvaise réputation, ses qualités de guérisseur étaient légendaires. Il mourut à Salzbourg en 1541.  

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Enea Silvio Piccolomini

Le pape bâlois

*1405, †1464: Enea Silvio Piccolomini écrivit sa célèbre description de Bâle en 1433. A l’époque, le juriste et poète accompagnait le cardinal Domenico Capranica au Concile de Bâle. En 1458, Piccolomini devient le pape Pie II. C’est à cette position qu’il contribua à la fondation de l’Université de Bâle en 1460.

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Tadeus Reichstein

Cortisone et vitamine C

*1897, †1996: Tadeus Reichstein a découvert l’effet thérapeutique de la cortisone, une découverte avec ses collègues chercheurs récompensée par le Prix Nobel de médecine. C’est également Rechstein qui a réussi à synthétiser la vitamine C : en 1934, la société pharmaceutique Hoffman-La Roche produit plus de 50 kg de vitamine C selon le procédé qu’il a découvert. A partir de 1938, Reichstein vit à Bâle où il dirige l’Institut pharmaceutique de l’Université de Bâle. À partir de 1946, il occupe la chaire de chimie organique. Il a été directeur de l’Institut de chimie organique de l’Université de Bâle de 1960 jusqu’à sa retraite en 1967.

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Wibrandis Rosenblatt

Mariée à la Réforme

*1504, †1564 : Wibrandis Rosenblatt a connu une vie mouvementée à une époque troublée. Elle a vécu à Bâle, Strasbourg et Cambridge, a traversé le tumulte de la Réforme et fut marquée par le destin. Mariée quatre fois, elle fut quatre fois veuve. En épousant trois importants réformateurs – Johannes Oekolampad, Johann Wolfgang Capito et Martin Butzer –, elle s'engagea manifestement en faveur de la foi réformée: un acte courageux car devenir femme de pasteur était encore considéré comme une provocation. Elle a d'ailleurs posé les jalons de ce rôle nouveau: outre s'occuper du ménage et des enfants, elle avait toujours une porte ouverte pour les nécessiteux, a hébergé des réformateurs connus tels que Huldrych Zwingli ou offert asile à des réfugiés confessionnels. Wibrandis Rosenblatt a été inhumée dans le cloître de la cathédrale de Bâle à sa mort en 1564.
 

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Iris von Roten

Le maître à penser

*1917, †1990 : Iris von Roten, féministe de la première heure, est issue d'une famille bourgeoise de Bâle. Non conformiste et sans compromis, elle a milité pour l'égalité des droits des hommes et des femmes, qu'elle a réussi à installer dans sa vie privée. Après la naissance de sa fille Hortensia, elle a travaillé comme avocate, journaliste et écrivaine. Dans son livre «Frauen im Laufgitter» (Femmes dans un parc pour bébé) paru en 1958, elle a formulé des revendications, comme le droit de vote pour les femmes, qui ne se sont imposées que bien plus tard. Redécouvert dans les années 80, ce livre fait depuis office d'ouvrage de référence féministe.
 

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Maja Sacher

La grande mécène des arts

*1896, †1989 : Maja Sacher fut une mécène qui a marqué la vie culturelle de Bâle. Elle était liée à d'illustres artistes tels que Max Ernst, Jean Tinguely ou Piet Mondrian et a permis en 1980 l'ouverture à Bâle du premier musée du monde dédié à l'art contemporain. Elle a épousé en 1921 Emanuel Hoffmann, dont le père avait fondé le groupe pharmaceutique du même nom. Partageant un intérêt commun pour l'art contemporain, le couple a commencé une collection. Devenue rapidement veuve, Maja a poursuivi l'engagement de son mari et créé la Fondation Emanuel Hoffmann. Le musée d'art contemporain de Bâle lui doit de nombreuses œuvres importantes des modernes. Maja Hoffmann-Stehlin s'est remariée en 1934 avec le chef d'orchestre Paul Sacher. Son importante fortune leur a permis de soutenir une soixantaine de compositeurs, dont Béla Bartók et Igor Stravinski.
 

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Paul Sacher

Une influence musicale

*1906, †1999: Paul Sacher était musicien et mécène. Pendant plus de soixante-dix ans, il a marqué et promu la culture musicale bâloise. Il a fondé l’orchestre de chambre de Bâle, la Schola Cantorum Basiliensis et la Fondation Paul Sacher pour la musique contemporaine. Ses commandes à Béla Bartók, Igor Stravinsky, Richard Strauss et beaucoup d’autres ont apporté un soutien estimable à ces compositeurs et contribué de manière décisive à l’essor de la musique du 20e siècle. Son mariage avec Maja Hoffmann-Stehelin, veuve d’Emanuel Hoffmann, fils de Fritz Hoffmann-La Roche, fondateur de la société pharmaceutique du même nom, lui a permis d’avoir les moyens financiers pour accomplir son œuvre. Les œuvres de nombreux compositeurs conservées par la Fondation Paul Sacher sise sur la Münsterplatz de Bâle attirent des chercheurs et des musiciens du monde entier.  

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Meta von Salis

Pionnière de l'émancipation

*1855, †1929 : Meta von Salis fut la première historienne de Suisse. Fille d'une famille aristocratique grisonne, elle a grandi au château de Marschlins près de Landquart. Elle a tôt souffert de sa condition défavorisée de femme au sein de sa famille. En 1883, contre la volonté de son père, elle s'est inscrite à l'université de Zurich où elle a étudié l'histoire et la philosophie. Elle s'est ensuite farouchement engagée pour les droits des femmes en tant qu'écrivaine, journaliste et conférencière et a exigé en 1887, pour la première fois en Suisse alémanique, le droit de vote pour les femmes. Meta von Salis a vécu de 1910 à sa mort avec sa compagne Hedwig Kym et son époux à Bâle.
 

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Patty Schnyder

Surdouée du tennis

*1978: la joueuse de tennis professionnelle originaire de Bottmingen près de Bâle a réussi à se classer au WTA-Top 10. Au cours de sa carrière, elle a régulièrement remporté des victoires spectaculaires en affrontant les meilleures joueuses du monde telles que Steffi Graf, Martina Hingis et Serena Williams. En 2011, elle a mis fin à 16 ans de carrière dans le tennis.  

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Jean Tinguely

Le magicien du métal

*1925, †1991: Jean Tinguely – l’homme qui transformait le métal de récupération en art – a grandi à Bâle. Il a fréquenté l’école professionnelle et obtenu un diplôme de décorateur à la fin de son apprentissage. Après son mariage avec Eva Aeppli, Tinguely part vivre à Paris mais il a gardé un attachement profond pour Bâle toute sa vie. Sa fontaine sur la Theaterplatz est une création magique au cœur de Bâle qui fascine tous les spectateurs sans exception. Le «Museum Jean Tinguely» de Bâle détient de très nombreuses œuvres de l’artiste. En 1971, Jean Tinguely épouse en secondes noces la célèbre artiste Niki de Saint Phalle.

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Urs Widmer

Littérature et théâtre

*1938: cet écrivain, dramaturge et traducteur bâlois a reçu de nombreux prix. Armé d’humour, d’ironie et de poésie, il sonde la nature humaine, mettant au jour une vérité parfois dérangeante. Ses romans autobiographiques «Der Geliebte der Mutter» (L’amant de la mère) et «Das Buch des Vaters»  (Le livre du père) ont remporté un vif succès. Sa pièce de théâtre intitulée «Top Dogs», qui traite de managers licenciés, a été encensée par le public et la critique.   

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Peter Zumthor

L’architecture organique

*1943: perfectionniste, individualiste, artisan, génie. L’architecte bâlois Peter Zumthor conçoit et construit avec les mains et le cœur. Les bâtiments qui en résultent sont fortement ancrés dans leur environnement. Il a reçu le prestigieux prix Pritzker pour l’ensemble de son œuvre en 2009. Les thermes de Vals et la Kunsthaus de Bregenz sont ses réalisations les plus réputées.

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Adolf Portmann

Biologiste, anthropologue et philosophe


Adolf Portmann, originaire de Bâle, a soutenu en 1921 sa thèse de doctorat sur les Odonates (libellules) à l'Université de Bâle. Après avoir vécu à Genève, Munich, Paris et Berlin, il a travaillé dans des laboratoires maritimes à Banyuls-sur-Mer, Roscoff, Villefranche-sur-Mer et sur l'île de Helgoland en étudiant des escargots marins. En 1931, Adolf Portmann est devenu professeur de zoologie à l'Université de Bâle. Élargissant son champ de recherche, il a étudié le comportement des oiseaux, la morphologie des vertébrés (anatomie comparée), l'évolution ontogénétique, notamment celle de l'Homme; il a mis en évidence la position particulière des Hommes au cours des premières années de leur vie. En 1976, il a reçu la médaille d'or de l'Académie Humboldt.
Principales publications: La forme animale (1948), Introduction à la morphologie comparée des vertébrés (1959), L'animal comme être social (1953) et La biologie et l'esprit (1956)

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